Les médias sous la loupe des experts du droit et du journalisme. Analyse, décryptage et points de vue en toute indépendance.

Emmanuel Schwartzenberg

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Après des études de droit public, Emmanuel Schwartzenberg décide d’aller à la rencontre de professionnels avant de se lancer dans la vie active. Et ce sont les récits de journalistes en activité qui le séduisent. Animé par « l’envie de rencontrer des esprits libres et indépendants», il propose sa candidature à plusieurs directeurs de rédaction et, très vite, il décroche un poste de journaliste chez France Soir.

Journaliste pour de nombreux supports d’information, c‘est son expérience au Figaro qui « marque le point de départ de [son] intérêt pour les médias », reconnaît-il. Intégré à la rédaction, il participe à la création de la rubrique Médias, avant d’en prendre la direction, pour une vingtaine d’années. Parallèlement, il crée, produit et présente une émission spécialisée sur les médias pour TF1 et LCI.

Après la presse écrite, la production et la présentation, il s’attelle à la production de programmes courts et de fiction pour la télévision. Enfin, le poste de directeur de la chaîne régionale toulousaine TLT, qu’il occupe actuellement, lui offre le sentiment « d’avoir connu toutes les facettes de [son] métier ».

C’est de sa rencontre avec Fabrice Lorvo qu’est née l’idée du Médiataire. Leur analyse à la fois différente et complémentaire sur les médias – Fabrice Lorvo a un regard très « juridique », et luiplutôt économique – les a naturellement poussés à créer ce site d’analyse de l’information. En pleine mutation –  presse écrite amenée à disparaître sous sa forme papier, télévision bientôt plus linéaire, … – les médias ne laissent « plus assez de place à l’information mais délivrent des nouvelles à répétition », constate le journaliste. C’est pour cela que le Médiataire est né, « pour tenter d’apporter un peu de rigueur dans l’observation, d’ouvrir des débats que les grands médias ne se permettent plus ». En cause ? « Un manque d’indépendance et une trop grande uniformité des intervenants », selon l’expert. Ils souhaitaient également tous deux donner naissance à un mouvement qui permette à des contributeurs de livrer leur analyse et leur point de vue. « Nous sommes à la recherche d’une certaine insoumission intellectuelle », conclut-t-il.